Pensées pour Pascal

Publié le par Côté Cour - Côté jardin

 

 

Petit Prince

En bas

Il pleut sur la plaine

 

Ami entends-tu ?
On marche

Figés dans nos godasses

 

Souris

On mange des glaces

Brûlantes

 

Cœurs meurtris

Chantons ensemble

Il fait froid

 

Assurément

Je cueille une fleur dans le pré

Pour toi

 

L'étoile filante caresse un ange

Notre murmure

Te soulève au firmament.

 

 

Compagnon de route, tu étais présent, à l’écoute,

Au sein du bureau, le mot juste, souvent.

Tu étais notre bras gauche,

Celui du cœur et de la conciliation.

Tu as apporté la stabilité

À tes groupies qui t’on souvent chahuté.

 

Tu étais présent, encore et encore,

Aux Dionysies 

L’homme de l’ombre

Efficace, discret et modeste.

Oui tu vas nous manquer.

Au théâtre, nous te guetterons partout,

Caché derrière un pilier,

Les bras croisés,

Impassible et souriant.

Tel le souffleur, tu nous murmureras :


continuez ensemble avec détermination

d’œuvrer pour ce Théâtre

et buvons, rions,

jouons pour le plaisir de tous

 

Je terminerai par cette phrase de René Carbonneau :

 

« L’action utile se fait d’abord dans la pensée »

 

Dors, petit frère

En paix

Tu as bien mérité ce repos.

 

 

Anie et toute l’équipe de C.C.C.J.

 

Juin-juillet 2009 055 - Copie

 

Pascal Gormond au premier plan,

avec les comédiens de Café'in.

Photographie prise à l'occasion d'une représentation

de Iphigénie de Molière.

Été 2009

 

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Pascal 08/09/2011 22:21



Bonjour Antoine,


Je te signale une petite coquille concernant la légende accrochée au-dessous de la photo hommage à Pascal :  Iphigénie n'est pas de Molière mais de Racine.. A revenir à ce cher diparu,
on aurait pu lui graver la citation que Jean Vilar avait noté un jour, je ne sais pour qui. Pour Pascal en tout cas ça le fait pas mal :       


  "IL FAUT UN JOUR MOURIR SATISFAIT. TU NE LAISSERAS RIEN; PEUT-ÊTRE DANS LE COEUR DE QUELQUES-UNS, l'EXEMPLE DE L'HONNÊTETé. EST-IL ENCORE DES ARTISANS DANS CE MONDE MéCANISTE? TU L'ES.
C'EST PEU, SEMBLE-T-IL, CAR TU AS PRIS LE GOÛT DES TÂCHES GLORIEUSES. N'Y CèDE PAS. RéJOUIR L'HOMME EST UNE TÂCHE DOULOUREUSE. C'EST LA TIENNE. LES HOMMES DOIVENT BEAUCOUP AUX PéPINIéRISTES, AUX
ARPENTEURS, AUX MAçONS. TA MISèRE EST LA LEUR."


 



claire Prati 18/05/2011 23:55



Je suis rassurée que cafe'in continue , courageusement. Toi aussi, hein Pascal ?



Martine Debionne 18/05/2011 09:18



Un lutin de théâtre vient de faire son dernier tour de piste et nous, peuple des salles obscures nous pleurons....


Martine D.



Emmanuelle 16/05/2011 20:48



"Le théâtre est un jeu. Si l'on veut y participer, il faut en connaitre les règles, les accepter, s'y conformer, faute de qui on se retrouve inévitablement dans la position stupide d'un adulte
jeté dans le filet compliqué des jeux d'enfant dont il ignore la trame, et auquel il ne pourra jamais se mêler ni rien comprendre."


Disait Koltès, l'auteur préféré de Pascal. Et Pascal m'a appris ces règles là, comment parler, bouger, se taire
au théatre. Sans lui, je n'aurai jamais commencé. Toujours 
présent pour le groupe, attentif et efficace, dévoué au delà du raisonnable, passionné et pouvant rester des heures à nous regarder répeter, nous diriger sans jamais 
perdre son sang froid , nous éclairer de ses lumières, il nous a transporté bien loin. Son absence parait intolérable, inacceptable, incongrue. Il ne voudrait qu'une chose, c'est 
que nous continuions sur la voie qu'il nous a tracée. Et c'est donc ce que nous ferons, ensemble, car il est l'âme même de Café'In et nous accompagne à jamais.
A mardi.


Manue.



Claude Broussouloux 16/05/2011 20:46



Pour moi, Pascal, tu seras toujours présent, chaque automne aux Dionysies et je t'y retrouverai tous les ans.